| Le terme rétention fait référence à la capacité de l’employeur à garder les collaborateurs actuels dans l’entreprise. La perte de bons collaborateurs engendre un coût élevé (e.a. coûts de recrutement et de formation pour les nouveaux collaborateurs) et a un impact négatif important sur les prestations générales de l’entreprise.
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De plus, à chaque fois qu’un collaborateur quitte l’entreprise, la bonne circulation de la connaissance et de l’expérience est interrompue. Pour toutes ces raisons, il est extrêmement intéressant de savoir combien de collaborateurs ont l’intention de quitter l’entreprise à un moment donné.
Etant donné qu’il est très délicat d’interroger explicitement le collaborateur d’une entreprise à ce sujet (en partie à cause du comportement socialement désiré), ZebraZone a développé un modèle de prédiction qui reflète en quelle mesure l’organisation risque de perdre ses collaborateurs. Ce modèle est appelé “analyse de rétention”.
Le modèle de prédiction utilise un prédicteur de rétention qui est développé sur base des résultats des Benchmarks ZebraZone. Au cours de ces Benchmarks, la question de rétention est posée de manière très explicite (“Avez-vous l’intention de changer d’employeur?”). Le problème lié au comportement socialement désiré se pose beaucoup moins vu que le questionnaire n’est pas présenté dans un contexte d’entreprise. De plus, cette enquête se déroule de manière strictement anonyme.
La prédiction même a lieu en deux phases:
- Dans une première phase, il est important de connaître les variables jouant un rôle dans la prédiction d’un comportement de rétention, et dans quelle mesure. Pour ce faire, ZebraZone utilise un modèle basé sur l’analyse discriminante. Cette technique d’analyse permet de répartir différents individus parmi deux ou plusieurs classes définies à l’avance. ZebraZone utilise deux classes c’est-à-dire: la classe 1 regroupant les personnes “ayant l’intention de quitter l’entreprise à court terme” et la classe 2 regroupant celles “n’ayant pas l’intention de quitter l’entreprise à court terme”. Dans l’analyse discriminante, nous cherchons alors les variables ayant un impact important sur le comportement de rétention des collaborateurs. Les répondants qui obtiennent un score élevé pour ces variables ne seraient pas enclins à quitter l’entreprise à court terme alors que les répondants qui ont un score faible auraient l’intention de quitter l’entreprise à court terme. Dès que les variables sont sélectionnées, nous cherchons pour chacune d’elles les coefficients adéquats qui traduiront en quelle mesure ces variables contribuent au comportement de rétention observé. Sur base de ces coefficients, nous calculons un chiffre exprimant pour chaque variable, la probabilité qu’un individu appartienne à l’une ou l’autre classe. Par la suite, sur base de ces valeurs, nous classons l’individu comme appartenant à une des deux classes.
- Dans une deuxième phase, ces coefficients sont utilisés dans un nouveau modèle d’analyse discriminante pour prédire le comportement de rétention sur base des variables obtenues.
Pour des raisons de respect de l’anonymat et de la confidentialité, cette prédiction est disponible uniquement pour des groupes à partir de 30 répondants. Ce prédicteur peut être calculé aussi bien pour l’entreprise entière que pour une partie, en tenant compte, toutefois, de la remaque précédente. De plus, l’analyse de rétention au niveau d’une partie de l’échantillon ne peut être réalisée que si un seul filtre est appliqué à l’échantillon de base. Ce type d’analyse croisée n’est pas réalisé, et ce, dans le but d’éviter toute traçabilité des résultats au niveau des individus.
Force est de constater qu'une prédiction n'est jamais exacte. Il faut toujours tenir compte d’une marge d’erreur dans cette prédiction. C’est la raison pour laquelle ZebraZone parle d’une indication du nombre de collaborateurs ayant l’intention de quitter l’entreprise à court terme. Cette indication est toujours reflétée à l’aide d’un diagramme en barres (dans le rapport).

Dans ce diagramme, le taux de rétention de l'entreprise Maxishop est comparé au taux de rétention du benchmark. Ainsi, dans ce diagramme, nous voyons par exemple que dans la société “Maxishop”, l’estimation du taux de personnes désirant quitter l’entreprise à court terme (les personnes ayant répondu oui) est similaire au taux réel (non estimé) de l’ensemble des données du Benchmark.
